Les fleurs du Victoria cruzianna (c’est son nom scientifique) ne s’ouvrent que pendant la nuit. Le premier soir, elles sont d’un blanc pur et deviennent roses
et rouges le deuxième soir avant de fâner dès le lever du soleil.
Ce nénuphar a été appelé ainsi en hommage à la reine Victoria d’Angleterre (1819-1901). En effet, c’est dans les serres de Kew Garden à Londres que le public Européen put découvrir
pour la première fois en 1849 cette plante extraordinaire alors qu’elle avait été découverte quelques années plus tôt (1801) par un botaniste Allemand.
Ce Victoria a germé dans les serres du parc botanique de la Tête d’Or à Lyon avant d’être transféré vers Pierrelatte au printemps. Replanté immédiatement dans un bassin de la Ferme
aux Crocodiles, il a poussé lentement avant que les premières fleurs n’apparaissent début août.
Découverte en 1822 dans les forêts d'Asie du Sud-Est, Rafflesia n'avait jusqu'à présent pu être placée dans l'arbre phylogénique des plantes.
Et pour cause, ce végétal parasite, connu pour ses énormes fleurs rouge-brun de près d'un mètre de diamètre, ne présente aucun des appendices sur lesquels s'appuient d'habitude les botanistes pour établir leur classification. Incapable d'assurer une photosynthèse, Rafflesia n'a pas de racine, pas de tige, pas de feuille et vit la plupart du temps invisible, accrochée à d'autres plantes auxquelles elle vole de l'énergie. Même des analyses standards d'ADN s'étaient montrées inefficaces, le parasite ayant, au fil de son évolution, abandonné nombre de gènes classiquement utilisés dans les recherches phylogénétiques. Mais des chercheurs américains, de la Western Michigan University, et malaisiens ont réussi à éclaircir le mystère en prenant de l'ADN mitochondrial comme matériau d'étude.
Ils ont ainsi découvert que Rafflesia est un proche cousin des poinsettias, des passiflores et des violettes, de l'ordre des Malpighiales. En
revanche, elle n'a que peu de rapport avec une autre plante parasite appelée Mitrastema et qui se rattache elle à l'ordre des Ericales, celui des rhododendrons et des camélias.
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