Trois pour cent des établissements ont connu des difficultés importantes d'organisation lors de l'ouverture des inscriptions dans le premier degré du secondaire, alors que 5% ont éprouvé de petites difficultés et 92% disent n'avoir eu aucun problème, a indiqué vendredi la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie Arena. Dans l'ensemble de la Communauté, 18,5% des écoles affichent complet.
Ces chiffres résultent des contacts téléphoniques qu'a eus le cabinet de Mme Arena avec les établissements, dont 92,95% ont répondu aux questions.
Comme prévu, c'est à Bruxelles que l'on trouve le plus grand nombre d'établissements à difficultés importantes (8%) et dans le Brabant wallon (4%), où 44% des écoles n'ont plus de place.
Les "difficultés importantes" d'organisation concernent les écoles qui connu le phénomène de files, les "petites difficultés" se rapportant à des problèmes concernant le registre d'inscription (comment inscrire des jumeaux par exemple), de ticket, etc...
Bruxelles et le Brabant wallon affichent déjà en partie complet
A Bruxelles, 85% des écoles ne signalent aucun problème, 7% des petites difficultés et 8% des difficultés importantes, alors que 40% des écoles n'ont plus de place disponible. Dans le Brabant wallon, 77% n'ont eu aucun problème, 19% des petites difficultés et 4% des difficultés importantes; 44% des écoles sont complètes. Cette province souffre d'un manque d'offre dans le secondaire, a reconnu vendredi soir Mme Arena. Indépendamment du décret Inscriptions, la Communauté travaille à des solutions à ce propos, a-t-elle dit.
Plus de 90% des écoles ailleurs en Communauté française ont encore de la place
Les choses se sont passées encore plus calmement dans les autres provinces: 3% de petites difficultés, 97% sans problème et 95% d'écoles avec places disponibles en Hainaut, 6% de petites difficultés et 76% de places libres à Namur, 100% de sans problèmes, 94% de places au Luxembourg. A Liège, 2% ont connu des difficultés importantes, 3% des petites difficultés et 93% établissements ont encore de la place.
L'an passé, 40 des 700 écoles avaient déjà fait savoir qu'elles ne disposaient pas de places en suffisance et des files existaient aussi les autres années, même si elles ne se formaient pas 48 heures avant l'ouverture des inscriptions, a fait remarquer la ministre.
Marie Arena se penchera sur des solutions là où ça a fait la file la semaine prochaine
Mme Arena rencontrera la semaine prochaine les directions, les parents, les syndicats, les associations liés aux écoles qui ont connu de grosses difficultés. Il s'agira de voir comment adapter au mieux les dispositions pratiques du décret mais pas de revenir sur sa finalité, que personne ne remet en question. Il ne s'agit pas non plus de faire un décret à géométrie variable pour l'un ou l'autre cas, a-t-elle dit.
Contrairement à ce que certains ont affirmé, le décret ne vise pas uniquement les écoles où l'offre est inférieure à la demande; elle vise aussi celles qui disposent de suffisamment de place mais qui refusent certaines populations scolaires, celles aussi qui utilisent des critères pour accepter les inscriptions... a souligné la ministre.
Elle a aussi reconnu que son décret ne va pas réaliser la mixité des populations du jour au lendemain: il faut encore que l'information circule.
L’échevine socialiste de l’Instruction publique de Bruxelles parle de prise d’otage des parents par les écoles huppées pour médiatiser leur position négative sur un décret
positif
Pour l'échevine socialiste de l'Instruction publique de la Ville de Bruxelles, Faouzia Hariche, les parents qui ont passé deux nuits devant un établissement scolaire en vue d'y inscrire leur
enfant vendredi matin ont été pris en otage par le pouvoir organisateur de ces écoles. "Ces parents qui ont cédé à la panique ont été instrumentalisés par ces écoles qui avaient pour seul
objectif de remettre en cause le décret 'inscriptions qui va apporter plus de justice et d'équité'", a-t-elle déclaré.
Comme on a pu le constater avec les témoignages de parents, ce sont ces mêmes écoles qui pratiquaient une surenchère en dressant des listes d'inscriptions de plus en plus tôt', a commenté l'échevine socialiste bruxelloise.
A Bruxelles également, certains parents venus pour inscrire leur enfant dans l'enseignement officiel ont passé la nuit de jeudi à vendredi à l'école. Le nombre de parents qui ont souhaité rester est peu élevé dans ces établissements car le pouvoir organisateur est parvenu à les convaincre que leur démarche n'était pas utile, a expliqué Faouzia Hariche.
Cinq écoles de l'enseignement officiel à Bruxelles (athénée des Pagodes, Lycée Emile Jacqmain, athénée Robert Catteau, athénée Emile Bockstael et lycée Dachsbeck) ont ouvert leurs portes aux parents qui ont souhaité rester. Ainsi, au Lycée Emile Jacqmain, seule une douzaine de parents y ont passé la nuit. Toutes les personnes qui ont introduit vendredi une demande d'inscription dans l'un de ces cinq établissements devraient obtenir une place pour leur enfant, selon l'échevine de l'Instruction publique. A l'Athénée Robert Catteau, seules finalement 33 personnes ont inscrit vendredi leur enfant.
L'échevine socialiste trouvé les images des parents dans les files dehors "pathétiques". Et d'estimer que le directeur doit pouvoir prendre sur lui en accueillant les parents. Le premier contact entre les parents et la direction est déterminant dans la relation de confiance qui se développera dans les six prochaines années.
L'échevine de l'Instruction publique bruxelloise a souligné que les files d'attentes des parents ont été largement médiatisées, qu'elles sont restée marginales et ne reflètent pas la situation générale.
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